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Museo del Novecento

Museo del Novecento

Protezione per Il Quarto Stato di Pellizza da Volpedo

Milano, Italia

2010-2011

L’importante collection d’art moderne de la Ville de Milan a récemment trouvé un lieu d’exposition digne d’elle à l’Arengario, palais fasciste ambitieux mais resté inachevé, place de la Cathédrale. Conçu en 1936 par un groupe d’artistes célèbres de l’époque (Portaluppi, Griffini, Magistretti, Muzio), sa façade est décorée de bas-reliefs d’Arturo Martini.

Organisé sur trois étages, ce musée se caractérise par une division nette des espaces et un parcours rigoureusement chronologique interrompu par des salles monographiques. Une rampe hélicoïdale de goût futuriste relie le métro à son entrée.

À mi-chemin de cette rampe, trône un tableau qui symbolise le passage du XIXe siècle au XXe. Il s’agit du « Quatrième-État » (1902) de Pellizza da Volpedo, tableau qui illustre la grève des paysans piémontais avançant vers un « avenir radieux » et qui est devenu l’icône des luttes sociales du « siècle court ». Symbole artistique de ce nouveau musée, le « Quatrième-État », avec lequel s’ouvre le parcours d’exposition, a été transféré de la Galerie d’Art moderne de la Villa royale, un véritable exploit logistique qui a demandé une journée entière de travail. Pour la première fois, il est présenté « sous verre » dans une niche noire le long de la rampe hélicoïdale conduisant aux étages supérieurs. Un arrêt obligatoire de « culte » public, visible également de l’extérieur de l’édifice.

Projet muséographique : Italo Rota, Fabio Fornasari, Milan

Le défi

L’opération incontestablement la plus complexe de cette installation a été le transport du grand verre de protection de cette peinture du siège de Goppion au musée. Cette plaque de verre, qui pèse cinq tonnes et demie, a été introduite à l’intérieur de l’édifice par une équipe de Goppion par le balcon de l’Arengario. Hissée à une hauteur de 11 mètres à l’aide d’une grue munie d’un système de soulèvement à ventouses, sa mise en place a demandé de très grandes précautions. Trop grande pour être transportée le long des passages prévus pour les flux de visiteurs, cette plaque de verre a franchi, suspendue en l’air, le puits de lumière de la rampe hélicoïdale autour duquel s’organise le musée, grâce à une passerelle de service en acier qui a été enlevée à la fin de l’opération.

La solution

Pour protéger la « Marche des travailleurs », Goppion a réalisé une membrane de verre de 5,50 m par 2,80 m placée à une distance de 1,80 m du tableau sur un rail coulissant, ce qui permet à la fois une bonne conservation de l’œuvre et l’accessibilité indispensable aux opérations de manutention ordinaire.

Le projet en chiffres

Unités d’exposition: 1; dimensions: l = 550 cm, h = 280 cm